La douleur post opératoire, une préoccupation essentielle dans la démarche chirurgicale 

Dernière mise à jour : 16 sept.

Le risque d’une souffrance post opératoire est une inquiétude légitime du patient, c’est une de nos préoccupations majeures dès la période préopératoire. Le niveau de la douleur postopératoire est toujours évoqué lors de la cs pré opératoire soit par le praticien soit d’emblée par le patient.



Notre expérience en la matière concernant les interventions pratiquées nous permet de dresser l’éventail de l’intensité des douleurs possibles, si la démarche est bien évidemment loyale elle ne permet pas, même pour une intervention donnée dont la réalisation peut sembler stéréotypée, d'une très grande précision. Son niveau peut être très variable d’un patient à l’autre.


Si la plupart des patients auront une douleur d’intensité « moyenne », entre 3 et 6 (sur une échelle de 0 à 10), quelques rares patients n'expriment aucune douleur, alors que d’autre présenteront une douleur plus intense.


Une ordonnance d’antalgique adaptée à votre situation personnelle est délivrée et expliquée. Nous vous prescriront des antalgiques de base comme le Paracétamol et des Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS, nifluril…) et pour une très courte durée dans certaines situations des opioïdes comme le tramadol (Topalgic). Bien évidemment ce traitement prendra en compte de possibles contre-indications spécifiques liées à vos traitements antérieurs, des intolérances des allergies…


Nous avons quelques règles de base :


- Il est préférable de prendre systématiquement les antalgiques quelques heures

après la fin de l’intervention pour ne pas laisser évoluer une douleur qui serait plus difficile à contrôler par la suite.


- Vous pourrez ensuite moduler les prises d’antalgiques en fonction du

niveau de la douleur, et ajouter si nécessaire les antalgiques plus puissants en suivant les recommandations de l’ordonnance. En l’absence de douleurs vous pourrez rapidement cesser tout traitements, en effet la plupart de nos prescriptions y compris les anti inflammatoires ne sont prescrits que pour leur rôle contre la douleur, il n’y a donc habituellement pas de médicament à prendre obligatoirement après une intervention, les antibiotiques par exemple, ne sont pratiquement jamais prescrits.


- Vous ne quitterez la clinique quelques heures après l’intervention que si le niveau de la

douleur est jugé faible ou acceptable, dans le cas contraire des antalgiques complémentaires seront administrés pour faire baisser le niveau de douleur avant la sortie. Un niveau de douleur post opératoire jugé trop élevé est une des causes qui nous ferait renoncer à une hospitalisation ambulatoire initialement prévue. Vous pourriez alors rester en hospitalisation classique jusqu’au lendemain de l’intervention au minimum, le traitement antalgique sera optimisé par voie veineuse, la surveillance postopératoire sera plus étroite.


- Si la douleur à domicile redevient très élevée et est difficilement gérable malgré les

indications de l’ordonnance, il pourra être nécessaire d’appeler le chirurgien pour un avis (vous aurez son numéro personnel), voire dans des cas rares, de se faire accompagner vers le service des urgences de la clinique ouvert 24h sur 24 afin de vous faire examiner.


Douleur et chirurgie des hernies.


Concernant la chirurgie des hernies, la douleur postopératoire est d’intensité moyenne et surtout lors des trois premiers jours. Dans le cadre de notre suivi de tous nos patients, elle est précisément notée dans notre base de données https://www.club-hernie.com/.


Lors de la première cs post opératoire je vous interrogerais sur le niveau de douleurs maximum (sur une échelle de 0 à 10) au 1er, 2ème et 8ème jour post opératoire. De même seront notés la douleur éventuelle au 30ème jour et au 3ème mois ainsi qu'à un an.


L’arrêt de travail peut être de courte durée pour les professions La comparaison scientifique avec d’autres techniques apportera des arguments en faveur de la technique à utiliser préférentiellement ainsi nos choix de technique.


Douleur et chirurgie des hémorroïdes


Cette chirurgie qui a une mauvaise réputation en termes de douleurs post opératoires a beaucoup évoluée.


Nous utilisions initialement la technique de Milligan et Morgan qui donnait de bons résultats à long terme mais au prix d’un long délai de cicatrisation et de douleurs très intenses limitant considérablement les activités et cela pendant plusieurs semaines. C’est précisément l’apparition de nouvelle technique moins douloureuse pour une efficacité comparable qui nous l’a fait abandonner. D’abord au profit de la technique de Longo, pas toujours utilisable. Et donc depuis 2018 en faveur de la technique de mucopexie avec traitement des vaisseaux hémorroïdaires sous contrôle doppler.


La douleur postopératoire est en moyenne moins importante et de plus courte durée, il n’y a pas de soins spécifiques, mais nécessité de respecter quelques règles hygiéno diététiques.


Douleur et cholécystectomie


Après ablation de la vésicule biliaire, la douleur est d’intensité moyenne surtout lors de certaines positions ou de l’inspiration profonde. C’est surtout une sensation de fatigue que vous allez ressentir et qui peut se prolonger d'environ deux semaines.

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